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ZeValouBlog

Réactions à l'actualité

Publié par Valou sur
Publié dans : #Euro 2012, #Equipe de France, #Laurent Blanc, #France Espagne, #Italie Angleterre, #Génération Y

Laurent BLANC confronté à la Génération Y

Oui, j'ai décidé de l'ouvrir en créant ce blog, suite au déroulement du match de l'Italie contre l'Angleterre (ça c'est du foot) et plus précisément suite au débriefing de 100% Euro sur M6 dont les participants, revenant sur le dernier exploit de nos bleus, ont abordé l'espace d'un instant un sujet intéressant qui frisait la vérité sur ce qu'est le football : le reflet de la société, et plus exactement, le reflet d'une génération !

Autosatisfaction, critique de la hiérarchie, absence de leadership : ça ne vous rappelle rien ? Voilà mis en exergue tous les travers de la génération Y !

(Je fais confiance au lecteur pour se renseigner sur notre ami Google, au cas où ce terme de génération Y n'évoque rien pour lui, même si je vais effectuer un petit rappel ci-après).

En voilà une sacrée génération ! Avec ses multiples qualités : maîtrise des nouvelles technos, conscience écologique, sentiment européen, multiculturalisme, sens aigu (voire exacerbé) de la communication (souvent multidirectionnelle), ... et aussi avec ses défauts bien à elle, que nous allons passer en revue pour un décryptage que j'espère éclairant.

  • Où sont passés les patrons ?

Fini les Platini, les Zizou, fini les Bernard Hinault, Armstrong (oui, ça c'est le vélo, mais on parle génération, non ?), fini les emblèmes charismatiques ! La société est horizontale les amis ! Tout le monde se vaut, et tu n'es pas meilleur que moi, et je suis aussi bon que toi, et puis c'est tout ! Où sont passés les vrais capitaines ? Un gardien de but, certes de qualité, à d'autres chats à fouetter que de regonfler le moral des troupes sur le terrain. Il le fait déjà suffisamment dans sa surface. Finis les patrons ! Que des joueurs, et des bons joueurs individuellement, mais sans cohésion: une armée sans chef qui ne peut partir au combat.

  • Génération WHY ? ("Y" et "Pourquoi" en anglais)

Bah pourquoi ? Ne Faudrait-il pas remonter quelques temps en arrière pour voir les quelques épanchements causés par une nouvelle génération qui s'installait: "Ma pourrrrkoi ?" disait-on après un fameux France-Italie, et un certain coup de tête qui a fait trembler la France entière...Donné par un patron ? Allez, je vous l'accorde (en fin de course)... Et le nouveau patron, dans le bus en Afrique du Sud, c'était le chauffeur ? "Bah pourquoi je dois enlever mon casque des oreilles pendant l'entrainement ?", "Pourquoi je dois aller signer des autographes?", "Bah, si j'ai pas envie, pourquoi je dois descendre du bus?"

  • Vous avez dit respect ?

Je te respecte si tu me respectes, mais j'ai ma vision du respect, et si nous n'avons pas la même, c'est donc un manque de respect pour ma vision des choses. Ainsi, tout comme le professeur dit à son élève : "Enlève ta capuche quand tu es en classe s'il te plait !" et se voit rétorqué "Mais pourquoi ? (ah tiens, encore?...), elle dérange pas M'sieur !" Laurent Blanc, comme son prédécesseur, Raymond, ont du en entendre de vertes et de pas mures. Bref, le non respect est de rigueur avec les chefs (ben oui, c'est pour ça qu'y en a pas...).

  • Autosatisfaction ou absence de sens critique ?

Ah l'entraide ! La fameuse entraide des sites et réseaux sociaux. Allez, je t'aide ! Même si je sais pas ce que je raconte...et toi tu m'aides aussi d'accord? Et je publie tout ce que je raconte, comme ça tout le monde sera aidé. C'est cool l'entraide ! Les "j'aime", "jaime pas" de Facebook, voilà qui forge le sens critique ! Et puis heureusement qu'il y a de la place pour écrire un commentaire afin de laisser sa trace, (que l'on retrouve un peu partout sur Internet), gage de sa motivation à aider l'autre, le fameux "Génial!". Tout le monde il est super, tout le monde il est gentil. Ben zut alors ! C'est pourtant moi qui suis de la génération Casimir...

Voilà comment cette génération, que l'on retrouve sur le milieu du travail aujourd'hui, et reconnue pour être difficile à manager, voit les choses.

Immaturité diront certains, enfants gâtés diront d'autres, ou victimes de l'éducation de parents post-soixante-huitards souvent trop laxistes, absence de service militaire (modèle hiérarchique éprouvé), non relayée par une instruction civique, langage banalisé façon racailles de banlieues, conduisent à un non-respect des anciens qui prend son origine dans l'echec d'un modèle de société pyramidale où l'économie a pris le dessus (y'a pas de sous dans le foot) et qui a créé chômage et clivages sociaux, à tel point que cette génération voyant son avenir compromis, avec sa vision fataliste du monde l'amenant à se résigner au lieu de se battre, a basculé dans l'excès des egos, et souvent dans l'autosuffisance, dans un monde qu'elle croit solidaire.

Tout cela se retrouve sur le terrain.

Que faire ? On ne va tout de même pas rappeler les anciens ?! Moi au moins, quand je jouais au foot, que ce soit en club ou entre potes, c'était du foot ! Et j'en connais beaucoup qui pensent pour eux la même chose...

Alors par où commencer pour retrouver au moins un peu d'envie ? Peut-être au moins par reconnaitre lorsqu'on a été NULS...

"HU-MI-LI-TE", répète après moi.

"Bah pourquoi ?"